Le dernier rapport semestriel 2021 du cabinet américain Mercer sur la cherté des villes au monde met en évidence une accentuation du problème pour les expatriés à Libreville. Les autochtones ne sont pas moins épargnés par ce phénomène économique.
En Afrique, c’est Lagos, la capitale nigériane et N’Djamena, la capitale tchadienne qui ouvrent le tableau. Puis, s’ensuit Libreville, la capitale gabonaise classée 3e ville la plus chère d’Afrique et 20e au monde. Libreville figure dans le top 10 continental des villes les plus chères.
La ville perd respectivement une place en 2021 dans sa position continentale et 13 places dans sa position mondiale suivant le classement 2020. C’est dire que le phénomène de la cherté de la vie va crescendo dans cette, tant pour les expatriés que pour les nationaux en dépit d’une Parité du pouvoir d’achat (PPA/hab.) appréciable en comparaison à celui des autres pays africains d’Afrique de l’ouest.
Au-delà, ce classement interpelle les autorités du pays sur la nécessité de la mise en place des mécanismes atténuant cet effet de mode économique au fil des années. La diversification de l’économie telle que promue par les autorités du pays et la réduction des importations grâce à la dynamique d’un tissu de production solide pourrait permettre d’inverser cette tendance.
Séraphin Lame








