Le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive seront désormais sous contrôle de l’Etat. Lors du Conseil des ministres hier, mercredi 11 août 2021, l’Etat s’est prononcé en faveur de la création d’un organe pour lutter contre ces fléaux qui menacent la stabilité des pays.
Le nom de ce futur nouvel organe étatique n’est autre que le Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
Selon le Gouvernement, la création de cet organe est consécutive à la volonté du Gabon de se conformer à la réglementation de la Cemac et des normes internationales en lien avec la lutte contre les trois fléaux, conformément aux recommandations (40 au total) émises par le Groupe d’Action financière (GAFI).
Soumis par le ministère de la Justice lors du récent conseil des ministres, ce texte intervient dans un contexte où la grande criminalité gagne du terrain en Afrique centrale et particulièrement au Gabon, avec de nombreuses dérives commises par des tiers, tant sur les actifs, les personnes que sur l’environnement.
Par cet organe, le Gabon veut ainsi se donner les moyens de mieux lutter contre ces fléaux, conformément à la feuille de route de l’organe international qu’est le GAFI.
Séraphin Lame







