Le ministère des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du plan climat et de l’affectation des terres, a présenté ce 23 octobre 2020, les résultats de l’étude portant sur l’Impact du changement climatique dans les forêts d’Afrique centrale et la menace qui pèse sur les populations d’éléphants dans la région. Des conclusions plutôt inquiétantes qui montrent l’impact du changement climatique sur les plantes et les animaux à l’échelle locale, compte tenu de la réduction des moyens d’alimentation de ces espèces.
Le changement climatique commence à impacter la forêt Gabonaise selon les résultats de la recherche menée dans le parc national de la Lopé par des experts gabonais et internationaux de l’Université de Stirling en Ecosse. Ces recherches révèlent que la baisse significative du nombre de fruits par arbre fruitier dans le parc national de la Lopé au Gabon coïncide avec le déclin de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores. « L’étude met en évidence la baisse de la production fruitière de l’ordre de 81 % entre 1986 et 2018, ainsi qu’un affaiblissement depuis 2008, de l’ordre de 11 %, de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores. Cela signifie qu’en moyenne, les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, mais qu’aujourd’hui ils doivent en chercher sur plus de 50 pour en trouver », a indiqué le ministre Lee White.
Aujourd’hui, le changement climatique impacte le cycle de production des arbres, qui entraîne par conséquent, la famine chez les éléphants. Une situation qui interpelle non seulement les autorités gabonaises mais également la communauté internationale afin que des actions soient davantage mises en place pour contrer les conséquences du changement climatique. « La communauté internationale doit se mettre ensemble pour trouver des accords encore plus forts que ceux de Paris, que la COP de 2026 doit vraiment être un moment où le monde mêle ses efforts pour régler le problème des changements climatiques. Les changements climatiques vont avoir un impact beaucoup plus important si on ne trouve pas des solutions. On aura des centaines de millions d’africains qui vont devenir des réfugiés climatiques et des millions de personnes qui vont mourir par les changements si on ne fait pas quelque chose », a ajouté Lee white.
Par ailleurs, cette recherche a été rendue possible grâce à un partenariat avec l’Union européenne et son appui constant dans la protection de la biodiversité en Afrique centrale et au Gabon depuis plus de 30 ans.
Raïssa Moubecka








