Lancé en 2018 par la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC) pour un coût de 10 milliards de FCFA, le chantier du lotissement Magnolia semble englué dans une affaire de gros sous et de surfacturation.
La livraison partielle de ce projet de 200 maisons et appartements était pourtant prévue en octobre 2019, puis en mars 2019, puis en juin 2019, ensuite en avril 2020, une série d’annonces médiatiques à laquelle les réservataires des maisons ne goûtent plus. Plusieurs de ces compatriotes avaient dû recourir à l’emprunt bancaire pour supporter les coûts d’acquisitions de ces biens immobiliers qui bien entendu devaient être payés en avance.
La nomination en Conseil des ministres de Patricia Manon semblait être pour ces pères et mères de famille un nouveau départ. Mal leur en a pris car la nouvelle gouvernance de la CDC n’a pas su faire avancer ce dossier en près de 2 ans aux affaires. Certains d’entre eux accusent d’ailleurs la patronne de la Caisse de ne pas avoir pris la mesure du désarroi causé par ces reports de livraison alors que les travaux seraient terminés.
Las de ce calvaire, plusieurs réservataires de Magnolia envisagent de lancer des actions légales contre la CDC, leur principal interlocuteur. Dans une publication sur le réseau social Facebook « Toute personne concernée directement et désireuse de passer réellement à l’action après plusieurs mois d’attente (délai de livraison initiale Juin 2019) pour des maisons déjà réglées en totalité/ partiellement pour certaines, sans véritable communication ni solution à l’horizon est priée de me contacter en inbox! » déclaré l’un d’entre eux.
Pourtant jadis doté d’un service de communication et de propagande volubile et dont les animateurs sont reconnus pour leur activité sur les réseaux sociaux la CDC affiche depuis 15 mois un silence qui inquiète. Les responsables de la Caisse refusent de donner aux réservataires la moindre indication ou la raison de ces nombreux retards. Une piètre communication au mépris de la volonté des pouvoirs publics de doter le plus grand nombre de gabonaises et Gabonais d’un toit.








