Alida Bayissi, employée de la caisse nationale d’assurance-maladie et de garantie sociale ( cnamgs) est décédée des suites d’une longue maladie. Pour certains de ses collègues, le refus de la direction générale de la cnamgs de procéder à son évacuation sanitaire a précipité son départ.
Une situation qui n’a pas laissé de marbre ses anciens collègues. Dans un courrier daté du 18 août 2020, les délégués du personnel de la cnamgs ont ténu à partager leur indignation à Severin Anguilet, le Directeur Général.
La situation d’Alida Bayissi avait provoqué une vague d’émotion après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un fichier audio de sa mère. En larmes, cette dernière s’indignait du mutisme de l’organisme employeur de sa fille, alors que celle-ci se mourrait. Aux pleurs de cette mère, et face à un témoignage déchirant, la direction générale de la cnamgs avait répondu par un communiqué laconique dans lequel elle précisait à l’attention de l’opinion publique que les évacuations sanitaires étaient suspendues à cause de la fermeture des frontières.
Avant de rétro-pedaler quelques jours plus tard en décidant d’organiser la prise en Charge d’Alida Bayissi qui finira par décéder. Une attitude incohérente que les délégués du personnel ont qualifiée de « pilotage à vue sans aucune compassion pour la détresse de ses collaborateurs »

Pour les délégués du personnel de l’organisme, Severin Anguillet, le directeur général de la CNAMGS porte la responsabilité de ce décès. Son mutisme n’aurait été vaincu que par la « chaine de solidarité mise en place par les personnel de la CNAMGS en sollicitant les Hautes autorités et la Fondation Sylvia Bongo Ondimba »
Ces derniers considèrent aussi que le geste tardif de la direction générale à l’encontre de la famille de la disparue est une « moquerie » qui interroge sur « la capacité de la Direction Générale à garantir à ses employés l’espoir d’une prise en charge sanitaire » avant d’ajouter que la pandémie de la covid-19, brandit par Severin Anguilet comme raison pour ne pas avoir soutenu son employée « ne peut à elle seule justifier des comportements inhumains. »
Le cas de feue Alida Bayissi ne serait pas un cas isolé, selon les représentants des personnel de la Caisse qui pointent tous un doigt accusateur vers leur patron.
La Caisse dont la mission principale est d’accompagner la population gabonaise dans ses dépenses de santé gagnerait au regard de cette situation à s’expliquer devant ce qui peut être assimilé à de la non-assistance à personne en danger. Dans une période où la solidarité de tous avait été appelée par Ali Bongo Ondimba, le Président de la République lui-même.








