Les structures du Samu social de Port-Gentil, Libreville, Oyem et Mouila, accusent plusieurs mois d’impayés sur le logement. Une situation qui pousse à bout certains bailleurs, qui envisagent d’expulser les services de cette entité médico-sociale dans certaines antennes.
Le coordinateur général du Samu social, Wenceslas Yaba, qui a accordé une interview au quotidien ‘’L’Union’’ le jeudi 29 août 2019, a donné plus de détails sur cette situation embarrassante. « Nous avons des arriérés de paiement de loyer par l’Etat de 42 millions sur l’exercice de 2018. L’Etat n’a pas payé ces propriétaires des différentes antennes. Sachez qu’il n’y a pas que celle de Port-Gentil qui n’est pas payée. Il y a Mouila, Oyem et aussi Libreville. En 2019, l’Etat n’a payé aucun bail administratif à qui que ce soit à cause de la situation financière du pays », a-t-il dit.
Tout est mis en œuvre pour résoudre le problème au plus vite, rassure le coordinateur général. « Il en est que nous avons réussi avec beaucoup de maestria à faire reconnaître la dette des loyers du Samu social à l’Etat. C’est une première manche. La direction du patrimoine qui est affiliée à la direction générale du Budget a donc fait un état financier détaillé avec les relevés bancaires de chaque propriétaire pour être payés. Ce dossier a été transmis à la direction d’exécution et du budget de l’Etat. Cette dernière est en train de faire le nécessaire », affirme Wenceslas Yaba.
Malgré cette situation, le coordinateur général du Samu social pense que les populations ne doivent pas s’alarmer, parce que c’est l’Etat qui gère ce dossier. Il a d’ailleurs tenu à préciser, lors de son entretien, que les agents du Samu social perçoivent régulièrement leur salaire.
Maxime OWONO







