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Route Makokou–Mékambo–Ekata : avec 144 engins mobilisés, le chantier entre enfin dans sa phase opérationnelle

Neuf mois après la signature du contrat entre Maripoma et le ministère des Travaux publics, le projet d’aménagement de l’axe Makokou–Mékambo–Ekata franchit une étape décisive. Un parc de 144 engins vient d’être réceptionné par l’entreprise, avec pour objectif d’accélérer le démarrage effectif des travaux sur cette route de 260 kilomètres, particulièrement attendue dans l’Ogooué-Ivindo.

La scène veut marquer un changement de rythme. Sur le site du projet, les équipements désormais mobilisés donnent une dimension concrète à un chantier dont le démarrage a connu plusieurs mois d’attente. Camions, niveleuses, compacteurs, chargeuses, pelles hydrauliques et bulldozers doivent permettre à l’entreprise de déployer les travaux sur plusieurs fronts.

Le parc comprend notamment 32 camions, 7 camions-citernes pour le gasoil, 6 citernes à eau, 2 camions-plateaux, 2 porte-chars, 12 chargeuses, 4 pelles hydrauliques, 6 containers, 42 véhicules, 9 niveleuses, 12 compacteurs et 6 bulldozers. Une capacité logistique conséquente, destinée à soutenir le déploiement du chantier sur les différents secteurs de cet axe stratégique.

Un chantier attendu après plusieurs mois de retard

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par les attentes des populations de l’Ogooué-Ivindo et par la pression exercée sur l’entreprise pour accélérer le lancement des travaux.

Lors d’un précédent passage sur le chantier, le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, avait appelé Maripoma à rattraper le retard accumulé et à accélérer la mise en œuvre du projet. L’enjeu est désormais de transformer la mobilisation du matériel en activité visible sur le terrain.

Pour Ismaël Nzagoul Mbina, directeur général de Maripoma/STALION BSK Gabon, la réception de ces équipements constitue précisément le point de départ d’une nouvelle séquence. « Nous sommes pleinement conscients de la responsabilité qui est la nôtre. Ainsi, la présente cérémonie constitue plus qu’une opération logistique. Elle représente notre volonté de mettre à disposition du projet les ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à son exécution. »

Le dirigeant assure également que l’entreprise entend inscrire son intervention dans le respect des exigences de qualité et de sécurité.

L’enjeu dépasse les 260 kilomètres de route

Au-delà de l’infrastructure elle-même, la route Makokou–Mékambo–Ekata revêt un enjeu majeur pour l’Ogooué-Ivindo. L’état des axes routiers constitue depuis longtemps l’un des principaux freins à la mobilité des personnes et des marchandises dans cette province vaste et faiblement desservie.

Pour les autorités, l’objectif est donc de réduire progressivement ce déficit d’infrastructures et de rapprocher l’Ogooué-Ivindo du niveau d’équipement recherché à l’échelle nationale.

« Comme les autres projets qui sont en cours d’exécution au niveau de Makokou et dans l’Ogooué-Ivindo, il va falloir continuer à les superviser et à les suivre de manière à faire en sorte que l’Ogooué-Ivindo puisse entrer dans sa pleine phase et retrouver le même niveau que les autres provinces », a déclaré Edgar Moukoumbi.

Cette exigence de suivi sera déterminante. La présence des engins constitue une première réponse au retard enregistré, mais elle ne préjuge pas encore du rythme réel d’exécution du chantier.

De la mobilisation à la preuve par le terrain

La prochaine étape est désormais logistique : acheminer les équipements vers Makokou et les différents points d’intervention afin d’ouvrir effectivement plusieurs fronts de travaux.

Pour le gouvernement, comme pour les populations concernées, le principal indicateur sera donc moins le nombre d’engins mobilisés que les kilomètres effectivement traités, les ouvrages réalisés et la progression du chantier dans les prochains mois.

L’arrivée de ce parc marque ainsi la fin d’une période d’attente et ouvre une phase plus exigeante pour l’entreprise. Après les engagements et les annonces, Maripoma devra désormais démontrer sa capacité à tenir le calendrier et les objectifs fixés.

À Makokou, où se tiennent cette année les célébrations de la Fête de la Libération, le démarrage effectif du chantier prend dès lors une portée particulière. Pour l’Ogooué-Ivindo, le véritable signal attendu ne sera toutefois pas seulement celui des moteurs qui démarrent, mais celui des premiers kilomètres de route transformés.