En lice pour la présidentielle, le président du Front patriotique gabonais (FPG) Gerard Ella Nguema a ouvert sa campagne le 12 août 2023 au rond-point du marché de Nkembo. Le candidat invite les populations à unir leurs efforts pour le changement du Gabon.
Le président du Front patriotique gabonais (FPG), et ses alliés ont pris d’assaut le rond-point du marché de Nkembo dans le deuxième arrondissement de la commune de Libreville le 12 août pour son meeting d’ouverture. Dans son allocution, Gerard Ella Nguema qui se positionne pour le changement et non l’alternance a invité le peuple à rompre le système en place qui gère le pays depuis des décennies. «Nous devons coaliser nos efforts pour refuser de continuer dans la voie de la misère. Une misère qui devient insupportable et dont nous n’avons pas le droit de subir quand on donne 18% du revenu national à la famille Bongo, ce qui est un équivalent d’à peu près 800 milliards de francs CFA. Si en 14 ans de gestion, Ali Bongo Ondimba et ses gouvernements n’ont rien fait pour sauver le Gabon, ce n’est pas maintenant qu’il fera quelque chose», a indiqué Gérard Ella Nguema.
A ce titre, celui qui prône pour le « Gabon d’abord », compte sur la participation de tous pour sanctionner le parti au pouvoir au scrutin prochain. « Moi, président, au soir du 26 août 2023, je prendrais une loi qui stipule qu’il faut être de père et de mère gabonaise pour occuper un poste de souveraineté nationale pour que le Gabon reste d’abord aux Gabonais», a-t-il souligné.
Pour Gérard Ella Nguema, cette échéance électorale doit permettre d’engager une réforme profonde du Gabon dans le but de le mettre sur la voie d’une véritable émergence dont l’atteinte est prévue dans 15 ans. Le candidat promet de s’attaquer aux maux qui minent la société, entre autres, « de rehausser le salaire des fonctionnaires ; d’offrir à chaque Gabonais un lopin de terre d’une superficie de 1000 m² ; de doter les forces de l’ordre et de défense, de casernes ; de revoir les contrats de concession du groupe Olam au Gabon, et d’initier la construction de plusieurs universités dans les provinces pour désengorger l’Université Omar Bongo et l’Université des Sciences et technique de Masuku »… «Je suis ici pour vous demander de me soutenir. Je souhaite que les Gabonais qui voteront malgré le bulletin unique sanctionnent les candidats et le candidat du parti des destructeurs du Gabon (PDG). Nous en avons marre », a-t-il conclu.
Raïssa M








