Le dernier Premier ministre d’Omar Bongo, président de la conférence des présidents de la coalition pour la nouvelle république ( CNR) de Jean Ping a annoncé son départ de ce mouvement politique lors d’une conférence de presse qu’il a donné ce mercredi 11 août 2020. Un départ motivé par le dénigrement dont il se dit victime par des activistes proches de Jean Ping.
La posture dictatoriale des partisans d’une opinion « malheureusement peu avisée » et « agissant notamment sur les réseaux sociaux » a eu raison des convictions politiques de Jean Eyeghe Ndong. Ce dernier avait en effet subi quolibets et injures au sortir d’une audience que lui avait accordé le Président de la République Ali Bongo Ondimba.
Une rencontre autour de laquelle il a axé son propos : « A la suite des interprétations, commentaires, et autres supputations, sans omettre les injures contre ma personne qui ont suivi mon entretien avec le Président de la République, j’ai cru utile de m’exprimer publiquement » Devant le déferlement d’injures d’une rare bêtise, l’ancien Premier ministre a choisi de prendre ses distances avec les tenants d’une opposition « immature » selon ses propos.
« Je voudrais marquer mon désappointement d’être la cause des réactions pour le moins hostiles au travers des réseaux sociaux et autres de certaines compatriotes à la suite de ma rencontre avec le Président de la République » a-t-il déclaré avant de marquer son indignation devant le manque de civisme de ces anciens camarades de l’opposition.
« Je crie en effet mon indignation de constater que certains de mes compatriotes considérés plus ou moins éclairés réagissent beaucoup plus à l’émotion que de manière raisonnée, ces réactions en plus d’être épidermiques résident dans une certaine me semble-t-il dans une certaine forme d’immaturité et quelque peu dans l’ignorance. Et la mauvaise foi » Pour Jean Eyeghe Ndong, sa rencontre avec le Président a servi de prétexte à un lynchage gratuit de sa personne. : « En quoi ma rencontre avec Ali Bongo qui a soulevé tant de cries d’orfraie serait-elle à l’origine de l’immobilisme actuel de l’opposition »
L’ancien compagnon de route de Jean Ping en a profité pour appeler son ancien camp politique à plus de cohérence : « Oui, la politique peut être féroce, mais elle exige néanmoins de la cohérence. Par ailleurs toute tentative visant à discréditer un compatriote est tout simplement indigne » avant de clore ce pan de sa vie politique : « Je décide ce jour de me déposer ailleurs que dans la coalition pour la nouvelle république et de mettre à la disposition de la République et par conséquent de l’Etat. »








