Au deuxième jour de son séjour dans l’Ogooué-Ivindo, Brice Clotaire Oligui Nguema a poursuivi sa tournée provinciale entre recueillement, inaugurations et échanges avec les populations. De Makokou à Booué, le chef de l’État a mis l’accent sur le renforcement des infrastructures publiques, avec notamment la mise en service d’un nouvel hôpital départemental et d’un commissariat. Une journée toutefois perturbée par de fortes pluies à Mékambo.
La pluie aura quelque peu contrarié le programme présidentiel, sans pour autant interrompre la dynamique engagée dans l’Ogooué-Ivindo. Au deuxième jour de son séjour dans la province, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a multiplié les étapes, avec un fil conducteur : accélérer la concrétisation des investissements destinés à améliorer les conditions de vie dans l’hinterland.
La journée a débuté à Makokou par un moment de recueillement au mausolée d’Emmanuel Issozet Ngondet. En présence de membres du gouvernement, des autorités administratives et locales ainsi que de la famille de l’ancien Premier ministre, le chef de l’État a rendu hommage à celui qui fut également une figure politique majeure de l’Ogooué-Ivindo.
Un temps solennel avant une séquence beaucoup plus opérationnelle à Booué, chef-lieu du département de la Lopé.
C’est dans cette localité que Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé à plusieurs inaugurations, dont celles du commissariat et de l’hôpital départemental. La nouvelle structure sanitaire apparaît comme l’un des principaux marqueurs de cette étape présidentielle.
Réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’État gabonais et la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), maître d’ouvrage délégué, l’hôpital aura nécessité dix-sept mois de travaux. Le projet a également bénéficié de l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
D’un coût global de 1 104 745 597 francs CFA, l’établissement s’étend sur un bloc médical de 840 m² et dispose d’une capacité de 14 lits. Il regroupe plusieurs services destinés à répondre aux besoins sanitaires de la population : consultations externes, maternité, gynécologie, laboratoire, imagerie médicale et bloc opératoire.
Des logements destinés au personnel médical ont également été prévus afin de faciliter l’installation et les conditions de travail des agents affectés à l’établissement.
Pour Christian Magni, directeur général de la SETRAG, l’enjeu dépasse la simple livraison d’un bâtiment. « Au-delà de l’infrastructure, ce que nous inaugurons aujourd’hui, c’est une réponse concrète aux attentes des populations. »
Le responsable de la SETRAG estime ainsi que l’équipement traduit une volonté de rapprocher les services essentiels des populations et de renforcer durablement l’offre sanitaire dans les zones de l’intérieur du pays.
Au-delà de son aspect architectural, l’hôpital départemental de Booué vient surtout combler un besoin de proximité. La présence d’un bloc opératoire, d’un service de maternité, d’un laboratoire et d’un dispositif d’imagerie médicale permet d’envisager une prise en charge plus complète des patients, limitant potentiellement les évacuations vers d’autres centres urbains.
Cette logique d’équipement de l’hinterland constitue l’un des enjeux majeurs du déplacement présidentiel. Dans une province où l’éloignement géographique complique souvent l’accès aux services publics, la construction d’infrastructures sanitaires, administratives et sécuritaires répond à une problématique très concrète : rapprocher l’État des citoyens.
Le commissariat inauguré à Booué participe de cette même logique, en renforçant la présence des services de sécurité au niveau départemental.
La séquence présidentielle n’a toutefois pas été linéaire. À Mékambo, dans le département de la Zadié, une pluie tombée peu après 14 heures a perturbé le programme prévu. Contrairement à Booué, où le chef de l’État avait pu échanger avec une population mobilisée dans une ambiance festive, les conditions météorologiques n’ont pas permis le même niveau de communion avec les habitants.
L’étape d’Ovan a, quant à elle, été confiée au vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier.
Ces aléas n’ont pas remis en cause l’agenda présidentiel dans la province. Le programme se poursuit ce samedi à Makokou, avec plusieurs nouvelles inaugurations avant le traditionnel discours à la Nation.
De la mémoire d’Emmanuel Issozet Ngondet aux infrastructures de santé et de sécurité, cette deuxième journée aura ainsi résumé les différentes dimensions du déplacement présidentiel : hommage aux figures de la province, proximité avec les populations et matérialisation des investissements publics dans l’intérieur du pays.









