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Justice: Nzouba donne encore une nouvelle version sur l’origine du milliard en provenance du Congo

Interpellé le 17 septembre dernier, alors qu’il revenait du Congo avec plus d’un milliard de francs CFA dissimulés dans ses bagages, l’ancien Président de l’Assemblée nationale avait déclaré à l’assistance que la possession de cet argent s’expliquait par sa longévité aux affaires. Sa version vient encore de changer.

Guy Nzouba Ndama, 76 ans, semble ne pas avoir grand à faire de la faillite morale révélée par cette affaire. Après avoir affirmé à tue-tête que la forte somme retrouvée dans ses bagages provenait de ses économies, l’ancien président de l’Assemblée nationale affirme désormais que cet argent en provenance du Congo proviendrait de la vente d’un terrain à Pointe-Noire. Une version en laquelle la société civille libre du Congo ne croit pas un mot.

Pour ces derniers, l’argent trouvé dans les bagages de Guy Nzouba Ndama ne provient d’aucune transaction immobilière. Ils en veulent pour preuve qu’il a refusé de se soumettre à un contrôle douanier, lors de son interpellation quelques kilomètres plus loin, et pendant plusieurs semaines, aucun document relatif à cette transaction n’a été fourni par lui et ses conseils.

Même le bureau exécutif de son parti politique qui s’était fendu d’une conférence de presse aux allures de meeting, n’a jamais mentionnée une telle transaction. Pour ces derniers et tous leurs followers, Guy Nzouba Ndama, qui a passé 19 ans à la présidence de l’Assemblée nationale pour le compte du Parti Démocratique Gabonais (PDG) avait suffisamment mis de côté pour justifier la détention de cette somme, et tant pis si elle provenait du Congo.

C’est justement la provenance de somme qui pose problème. À leurs risques et périls, plusieurs acteurs de la société civile affirment que cet argent proviendrait de la présidence congolaise. En effet, le Président congolais Sassou Nguesso est régulièrement accusé par la société civile libre du Congo de financer certains responsables politiques gabonais de l’opposition.

Pour certains observateurs, la nouvelle origine de cet argent renforce les accusations de la société civile congolaise et place Guy Nzouba Ndama et une partie de l’opposition dans une situation précaire.