Souhaité par Ali Bongo Ondimba, le logement pour tous s’est heurté aux pesanteurs et aux mafias tapies dans l’ombre de la haute administration publique.
Ali Bongo Ondimba avait reconnu ces difficultés dans un entretien accordé à Jeune Afrique : « L’accession à la propriété est d’une complexité inouïe chez nous. Un véritable parcours du combattant, qui prend parfois six ans ! Cela nous a retardés dans la mise en route du plan que nous avions élaboré. Mais nous allons tout faire pour rattraper ce retard. »
Un retard que le Gouvernement a pour mission de rattraper, en évitant de reproduire les mêmes erreurs qui ont conduit tour à tour à la liquidation de la banque de l’habitat, la liquidation de la société nationale des logements sociaux, après des fautes graves de gestion dont les enquêtes sont toujours en cours.
Ce rattrapage est la mission de Léon Armel Bounda Balondzi, le ministre de l’habitat. Ce dernier vient de s’engager a fournir aux populations Gabonaises des parcelles viabilisée, une innovation selon le premier responsable de l’habitat au Gabon. « Nous pensons aujourd’hui quelque chose d’important à faire, c’est de donner à nos compatriotes des parcelles viabilisées, pour accélérer la construction, il faut leur donner des parcelles. Au niveau du ministère de l’Habitat, nous avons conçu un plan pour des lotissements afin de délivrer des parcelles loties à nos compatriotes » a déclaré le ministre de l’habitat.
Au Gabon, le déficit en logement est estimé à 200 000 habitations. Victimes de détournements de fonds publics plusieurs projets n’ont pas franchi l’étape de la maquette. Inacceptable pour Ali Bongo Ondimba qui s’était engagé à ce sujet devant les Gabonais. Aux autorités du ministère de l’habitat de ne pas faire mentir la volonté de celui qui a placé sa confiance en eux.







