Selon des informations recueillies par Jeune Afrique, des collaborateurs du Président Emmanuel Macron ont profité de leur présence au Gabon pour rencontrer des membres de l’opposition, dont Paul Marie Gondjout et des représentants d’Alexandre Barro Chambrier et Guy Nzouba Ndama.
Officiellement, il s’agissait pour les autorités françaises de rassurer les leaders de l’opposition et une certaine société civile sur le caractère « non électoraliste » du voyage du Président français au Gabon. Intervenant à quelques mois des prochaines élections générales, le déplacement de Macron au Gabon dans le cadre du One Forest Summit a été l’objet de plusieurs interprétations dans ce camp politique.
Les autorités gabonaises avaient été averties de ces rencontres planifiées en amont par l’Ambassadeur Alexis Lamek qui avait passé les semaines précédant l’ouverture du sommet à s’expliquer et à justifier la présence d’Emmanuel Macron au Gabon.
Un activisme inutile pour certains qui estiment que la France n’a pas à s’excuser de venir au Gabon dans une séquence historique où elle est de plus en plus critiquée par ses anciennes colonies.
Officieusement, il s’agit selon certaines sources de renouer le contact avec l’opposition de Libreville. Franck Paris, le « Monsieur Afrique » d’Emmanuel Macron, avait déjà rencontré à plusieurs reprises Jean Ping à Paris avant la présidentielle de 2016, une rencontre de son célèbre « carnet d’adresses » dont il se vantait.
La polémique sur un supposé adoubement de Macron fait doucement sourire dans le camp présidentiel, où on rappelle les nombreuses manipulations et ingérences en faveur de l’opposition gabonaise lors de l’élection de 2016. Une situation qui avait provoqué un refroidissement des relations entre le Gabon et la France.
« Entre la majorité et l’opposition, qui a vraiment besoin d’être adoubé . Avez vous déjà vu un cadre du parti au pouvoir chez Franck Paris ? Les attaques nauséabondes de la presse d’Etat française montrent bien pour qui roule l’Elysée. L’opposition ferait mieux de réfléchir à ses échecs, notamment lors des législatives où certains grands leaders n’ont même pas pu avoir un seul député », rappelle un cadre du PDG.









