« La quarantaine est toujours obligatoire en territoire gabonais, malheureusement il y’a beaucoup d’incivisme, il y’a beaucoup de personnes qui passent par des bakchich à l’aéroport » dénonce le directeur général de l’Agence Gabonaise de tourisme, Christian Mbina.
Depuis 3 mois au Gabon, les passagers en provenance de l’extérieur du pays sont systématiquement placés en quarantaine dans un hôtel de leur choix, pour une durée de 24h. Cette mesure est l’une des dispositions prises en mai dernier par le gouvernement gabonais, dans le cadre de la lutte contre la propagation du covid-19. Au cœur de ce dispositif, l’AGATOUR assure le lien entre les passagers et les structures hôtelières.
Alors que le pays est confronté à une troisième vague de contamination à la pandémie, plusieurs indélicats en provenance de l’extérieur, passent entre les mailles des filets, exposant ainsi le reste des populations à des contaminations au SARS Cov-2 et ses variantes. L’aéroport international Léon Mba de Libreville, reste la principale porte d’accès au pays aussi bien pour les personnes que pour le virus, en attestent les résultats des prélèvements effectués sur place et rendus dans un délai de 24h.
« Au niveau de l’aéroport, On pense que le dispositif n’est pas suffisamment solide, parce que lorsqu’on enquête on se rend compte qu’il y’a beaucoup de voyageurs qui passent à travers les mailles. » Christian Mbina. Sauf pour les personnes exemptées de quarantaine parce que détentrices d’un passe sanitaire, la mise en isolement systématique de toute personne ayant séjourné hors du Gabon reste obligatoire et ne saurait être facultative. Comme pour le premier cas de covid-19 rentré par un vol Air France le 8 mars 2020, les variants présents au Gabon ont tous été importés. Leur dangerosité n’est pas un mythe et devrait interpeller les voyageurs sur la nécessité de respecter les procédures mises en place dans le cadre de cette lutte sanitaire.
Pour y remédier, Christian Mbina assure que des dispositions seront très bientôt prises. « Avec tous les autres partenaires nous sortons d’un séminaire, pour discuter sur comment réaménager et comment renforcer le dispositif. » a-t-il confié.








