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À Sindara, l’Union démocratique des bâtisseurs tente de tirer les leçons de sa défaite électorale

Dans le département de Tsamba-Magotsi, l’heure est à l’introspection pour l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Réunis le 28 février 2026 à la case d’écoute de Sindara, des militants et responsables locaux du parti ont dressé un bilan sans complaisance de leur participation aux dernières élections législatives et locales, marquées par une défaite dans cette circonscription.

La rencontre, présidée par le commissaire politique du deuxième siège de Tsamba-Magotsi, le Dr Jean François Kouanga, s’est ouverte en début d’après-midi dans un climat que plusieurs participants ont décrit comme « constructif ». L’objectif affiché : analyser les forces et les faiblesses de la campagne et envisager les perspectives de relance de la formation politique dans cette partie du Moyen-Ogooué.

Dès l’ouverture des travaux, le responsable politique a replacé la réunion dans son contexte : celui d’une nécessaire « redynamisation des troupes » après le revers électoral. Il a également appelé les militants à l’unité, insistant sur la nécessité de dépasser les divisions internes pour renforcer l’implantation du parti à Sindara et Ikobey.

Au cœur des échanges, le bilan de la campagne législative a suscité plusieurs interventions critiques. Si le commissaire politique a tenu à rappeler les raisons ayant conduit le parti à investir Okaba Jean de Dieu comme candidat (notamment pour sa disponibilité et son engagement sur le terrain) certains militants ont exprimé des réserves sur ce choix.

Dans le compte rendu de la réunion, le choix du candidat est d’ailleurs mentionné parmi les facteurs ayant contribué à la défaite, certains participants estimant qu’il n’avait pas pleinement convaincu l’électorat local.

Au-delà de cette question, les militants ont évoqué d’autres faiblesses organisationnelles : une campagne de proximité jugée insuffisante, l’absence de pré-campagne pour occuper le terrain politique, ou encore un manque d’inscription de certains sympathisants sur les listes électorales dans plusieurs villages.

Les échanges ont également mis en lumière les contraintes matérielles qui ont pesé sur la campagne. Parmi elles figurent les difficultés financières pour le transport des électeurs, un fonds de campagne jugé très limité et une campagne de porte-à-porte « presque inexistante ».

Certaines promesses de campagne non tenues ainsi que les attentes persistantes des populations en matière d’infrastructures (l’électricité, les routes ou l’accès à l’eau) ont également été évoquées par les participants comme des éléments ayant pesé sur la perception du parti par les électeurs.

Face à ce constat, les responsables locaux de l’UDB ont esquissé quelques pistes pour relancer la dynamique politique dans la zone. Le commissaire politique a notamment proposé la création d’une coordination intégrant les structures des femmes, des jeunes et des sages, afin de renforcer l’organisation du parti à l’échelle locale.

Plusieurs militants ont également plaidé pour une meilleure visibilité du parti sur le terrain, ainsi que pour la mise en place d’une campagne d’adhésion plus structurée, incluant la confection et la distribution de cartes de membres.

La réunion s’est achevée en fin d’après-midi, dans une atmosphère décrite comme apaisée par certains participants. Avant la clôture des travaux, le commissaire politique a appelé les populations de Sindara et d’Ikobey à adhérer massivement à l’Union démocratique des bâtisseurs, formation qui se veut, selon ses dirigeants, un « parti présidentiel ».

Au-delà du simple exercice de bilan, cette rencontre illustre surtout les défis auxquels sont confrontées de nombreuses formations politiques locales : consolider leur implantation territoriale tout en répondant aux attentes très concrètes des populations. Pour l’UDB à Sindara, le travail de reconstruction politique semble désormais engagé.