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SOCIÉTÉ : EN VISITE AU GABON, L’ANIMATRICE IVOIRIENNE YANN BAHOU GARDÉE A VUE PUIS RAPATRIÉE EN COTE-D’IVOIRE

Dans une tribune titrée « Ma mésaventure dans les geôles de la police d’immigration à l’aéroport de Libreville. » l’animatrice Radio et télé ivoirienne raconte son bref et malheureux séjour en terre gabonaise. Arrivée le 14 septembre 2021 à Libreville, elle a tout de suite été interpellée par la police des frontières puis placée en garde à vue avant d’être rapatriée en Côte-d’Ivoire, au motif qu’elle serait journaliste.  

Cette mésaventure suscite depuis un tollé de réaction en Côte-d’Ivoire comme au Gabon où l’opinion se dit indignée par de tels agissements. « Je me suis rendue au Gabon le mardi 14 Septembre 2021 pour une visite familiale. Ayant tous les documents nécessaires pour m’y rendre. J’ai passé tous les contrôles sans souci. À la sortie de l’aéroport je suis interpellée par un agent de la police de l’immigration qui me demande : vous êtes journaliste Madame, j’ai dit non je suis animatrice. Il m’a demandé de le suivre, chose que j’ai faite sans hésiter. » Raconte-t-elle. 

Au terme d’un bref interrogatoire elle a, selon son récit, été placée en garde à vue ou elle y a passé la nuit. « Me voici enfermée comme une voleuse sans savoir ce que j’avais fait; il était 19h au Gabon. J’y étais avec d’autres étrangers et un ivoirien » souligne-t-elle.  Toujours selon l’animatrice ivoirienne, les agents de force de l’ordre lui auraient notifié qu’en raison de sa profession de « journaliste » elle devait justifier de sa présence sur le sol gabonais d’un ordre de mission signé de son employeur. Sauf que le cas échéant la raison de sa visite au Gabon était d’ordre familial. 

Relaxée le lendemain de son interpellation, elle a été conduite à l’aéroport Léon Mba de Libreville, puis placée dans un avion. « J’ai été enfermée de 19h à 09h sans avoir le droit de boire ni de manger.  Mon contact m’a dit après que je sois rentrée en Côte d’Ivoire, qu’il avait ramené à manger et à boire pour moi. Mais les agents ont refusé de m’apporter le repas. Je précise qu’il y avait le ressortissant togolais qui n’avait pas mangé ni bu depuis 3 jours. » Affirme-t-elle. Des accusations qui pourraient entacher une fois de plus l’image de nos forces de police nationale.