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Séquestrée, traumatisée, et abandonnée : l’histoire glaçante d’une employée de CanalBox

Séquestrée par un client agressif, dans un état second, puis auditionnée à la DGR, elle a perdu son enfant. Cette phrase résonne comme un coup de tonnerre et révèle l’horreur des conditions de travail chez CanalBox, filiale du Groupe Vivendi Africa (GVA). H.P, ancienne employée CanalBox, après plus de deux ans de service, raconte son calvaire . 

« J’ai été séquestrée par un client, ce qui a provoqué et développé un syndrome de stress post-traumatique (…) ce qui a entraîné l’interruption de ma grossesse. » Les larmes aux yeux, elle décrit une entreprise qui non seulement n’a pas pris la mesure de sa souffrance, mais qui l’a laissée seule, désemparée, dans l’indifférence totale. 

Cette situation n’est pas un cas isolé mais le reflet d’une réalité bien plus sombre au sein de CanalBox. Les témoignages de souffrances s’accumulent, et dressent un portrait alarmant d’une entreprise où la sécurité et le bien-être psychologique des employés sont gravement négligés. Des histoires de séquestration, de stress extrême, de menaces sur le lieu de travail et de fausses couches, montrent l’ampleur de l’inhumanité qui règne au sein de cette entreprise. Le management, loin d’être à l’écoute, semble avoir choisi de tourner le dos à ceux qui font tourner la machine, les reléguant au simple statut de rouages interchangeables, sans aucune considération pour leur humanité.

Face à ces révélations, CanalBox affiche une indifférence troublante. Contactée par notre confrère de Gabon Media Time, la société a simplement répondu qu’une « procédure était en cours », évitant soigneusement de mentionner les manquements graves à ses responsabilités envers ses employés. Cette attitude pose de sérieuses questions sur le respect des droits des travailleurs et le rôle des autorités compétentes, notamment les inspecteurs du travail, qui peinent à garantir des conditions de travail décentes, surtout dans un contexte de chômage élevé comme celui du Gabon, où plus de 36% des jeunes sont sans emploi. 

Il est plus que temps de rappeler à CanalBox et à ses dirigeants que derrière chaque employé, il y a une vie, une famille, des rêves et des aspirations. L’inhumanité dont font preuve certains employeurs doit cesser, car elle brise des vies et menace l’équilibre même de notre société. Pour que plus jamais une employée ne soit contrainte de choisir entre sa santé mentale et son travail, il est urgent de repenser nos priorités et de replacer l’humain au cœur de l’entreprise.