Après l’annonce des prochaines dates des concerts de Fally ipupa et Dadju à Libreville, le phénoménal Ndong Mboula n’a pas caché sa colère. Dans une publication sur son compte Facebook il écrit « J’attends les autorités gabonaises au tournant. Les rassemblements de plus de 30 personnes sont toujours interdits. On va se donner des coups de tête ici dehors. »
Dans sa publication datée du 05 octobre 2021, la star de la musique gabonaise fustige la tenue prochaine de deux événements à caractères culturels au Gabon. Et pour cause, depuis prêt de de 2 ans, aucun artiste local n’a été officiellement autorisé à se produire devant un public composé de plus de 30 personnes en raison des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
C’est à juste titre que le phénomène du grand nord attire l’attention des autorités gabonaises sur ce qui pourrait paraître comme étant une discrimination en vers les artistes gabonais. Et ce, d’autant plus que les dates des concerts des deux stars ont été annoncées alors que le Gabon traverse une troisième vague de la pandémie.
Bien que des dérogations peuvent être faites pour la tenue de certains événements, comme l’avait déclaré le ministre de l’intérieur, Lambert Noel Matha , l’opinion pourrait légitimement se questionner sur la pertinence d’une dérogation pour un événement à caractère festif lorsqu’on sait que les plus grands rendez-vous culturels dans le pays ont été mis au point mort, ou se tiennent de manière virtuelle, cas du « festival Gabon 9 provinces », pour ne citer que celui-ci.
Pour rappel, les structures AFJ production et le Nomad avaient écopé d’une amende de 5 millions de Fcfa chacune pour la tenue le 31 décembre 2020, d’un événement qui avait rassemblé plusieurs personnes, dont la crème de la jet set gabonaise. Fally Ipupa et Dadju vont-ils à la lecture de ce qui précède se produire au Gabon? La question se pose avec acuité.







