Le Centre Hospitalier Universitaire mère-enfant, fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE) va pratiquer dès 2021 la Procréation médicalement assistée (PMA), un ensemble de pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient dans la procréation. La structure disposant d’ores et déjà d’un laboratoire approprié. Le Gabon deviendra ainsi le premier pays d’Afrique subsaharienne à pratiquer une telle technique médicale.
Dans le cadre de l’évaluation des projets d’établissements des structures sanitaires, le Ministre de la Santé, Dr. Guy Patrick Obiang Ndong et ses collaborateurs ont examiné le 26 novembre 2020, le document présenté par le Directeur général du Centre hospitalier universitaire mère-enfant fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE). De cette séance de travail, il ressort principalement que le CHUMEFJE pratiquera dès 2021 la PMA (Procréation Médicalement Assistée). La technique consiste à injecter artificiellement du spermatozoïde chez une femme en utilisant les tests urinaires afin de détecter la période d’ovulation.
« Monsieur le ministre nous a invité à lancer les activités du service de la Procréation médicalement assistée à partir du début du deuxième trimestre 2021 », a indiqué le Directeur général du CHUMEFJE. Par ailleurs, il convient de rappeler que la présentation de ce jour par le CHUMEFJE a été précédée par celles des CHU de Libreville et d’Owendo. L’objectif étant de mettre en place des mécanismes en vue d’une meilleure prise en charge des populations.
Selon un rapport publié en 2019 par le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population), le taux de fertilité au Gabon est estimé à 3,6%. La création de ce centre de PMA au Centre hospitalier universitaire mère-enfant Fondation Jeanne Ebori, pourrait être une solution pour accroître ce taux de fertilité.
Raïssa Moubecka







