Investissements publics : la cartographie nationale passe à 1 162 projets géolocalisés
Le Commissariat général au Plan (CGP) a restitué cette semaine les résultats complémentaires de la cartographie nationale des programmes et projets de développement. Selon les chiffres présentés, 1 162 projets ont désormais été géolocalisés sur le terrain dans les neuf provinces, contre 675 lors du premier recensement réalisé en 2025, soit une progression de 72 %.
Un recensement mené dans les neuf provinces
L’actualisation repose sur une collecte lancée le 8 mai 2026 avec les ministères sectoriels, puis sur une phase de terrain conduite du 10 au 24 mai par cinq équipes déployées à travers le pays, selon Gabon Media Time. Les enquêteurs avaient pour mission de vérifier les projets déjà répertoriés, d’identifier les nouvelles initiatives et de collecter leurs caractéristiques techniques, leurs sources de financement et leur niveau d’exécution.
L’atelier de restitution, organisé avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du projet HISWACA, a réuni une cinquantaine de participants issus des ministères, des administrations déconcentrées, des collectivités locales et des agences d’exécution, rapporte L’Union.
Un tableau de bord au service du PNCD 2026-2030
Le CGP franchit une étape technique avec l’adoption de l’outil Power BI, appelé à intégrer le futur Système intégré de gestion des investissements publics (SIGIP). Ce tableau de bord permet de croiser les données par axe du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 et par source de financement, et d’afficher, province par province, l’état de chaque chantier : en cours, achevé ou non achevé.
Pour le Commissaire général au Plan, Vulgain Andzembe Tsiegori, l’objectif est de fournir aux décideurs un véritable outil d’aide à la décision. « Quand cet outil sera finalisé, la transparence dans la gestion des investissements publics sera effective », a-t-il affirmé, cité par L’Union.
Vers une mise à jour permanente
Les participants ont recommandé de fiabiliser régulièrement les données sur les financements, les engagements et les paiements, d’identifier les causes des chantiers à l’arrêt ou non démarrés et d’instaurer un mécanisme permanent d’actualisation. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté des autorités de mieux planifier, budgétiser et suivre l’exécution des projets publics, au plus près des résultats attendus par les populations.
Crédit photo : DR / L’Union




