Commonwealth : le Gabon retiré de l’agenda formel du CMAG, la fin de transition saluée
Le Gabon tourne une nouvelle page au sein du Commonwealth. Réuni le dimanche 1er novembre 2026 à St John’s, à Antigua-et-Barbuda, en marge du sommet des chefs de gouvernement (CHOGM 2026), le Groupe d’action ministériel du Commonwealth (CMAG) a décidé de retirer le pays de son agenda formel, a annoncé le Secrétariat de l’organisation.
Une décision qui consacre le retour à l’ordre constitutionnel
Selon la déclaration finale de cette 75e réunion, le CMAG a reconnu les progrès accomplis par Libreville dans le respect de ses engagements au titre de la Charte du Commonwealth. Les ministres ont salué le rétablissement d’un gouvernement constitutionnel élu et ont décidé, en conséquence, de clore la procédure de suivi qui visait le Gabon.
La réunion, convoquée par la secrétaire générale du Commonwealth, Shirley Botchwey, était présidée par le ministre maltais des Affaires étrangères et européennes, Chris Fearne. Le groupe réunit actuellement des représentants d’Antigua-et-Barbuda, du Botswana, du Canada, de la Grenade, de la Malaisie, de Malte, de Maurice et de la Zambie.
L’aboutissement d’un processus engagé depuis 2023
Le Gabon, membre du Commonwealth depuis juin 2022, avait été partiellement suspendu en septembre 2023. Le CMAG avait levé cette suspension le 15 juillet 2025, tout en maintenant le pays sous observation pendant une période de suivi. Cette dernière étape intervient après l’élection présidentielle et la mise en place des nouvelles institutions, qui ont marqué la fin de la transition conduite par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le CMAG a par ailleurs encouragé la secrétaire générale à poursuivre son engagement auprès du Gabon à travers ses bons offices.
Un signal adressé aux partenaires et aux investisseurs
Pour Libreville, cette décision renforce la crédibilité internationale du pays. Comme l’ont relevé plusieurs observateurs, dont Direct Infos Gabon, elle contribue à réduire l’incertitude institutionnelle qui pesait sur la perception du risque pays, au moment où le gouvernement multiplie les démarches pour attirer les capitaux étrangers et poursuit ses discussions avec ses partenaires financiers. Le Gabon retrouve ainsi une place pleine et entière dans une organisation qui compte 56 États membres.
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