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Fegafoot : Pierre-Alain Mounguengui défie l’usure du pouvoir et se porte candidat à un nouveau mandat

Libreville, 18 mars 2026. Après douze années à la tête de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Pierre-Alain Mounguengui a officiellement déposé sa candidature pour un nouveau mandat, relançant une équation que beaucoup pensaient tranchée. Dans un contexte marqué par des tensions internes et des appels croissants au renouvellement, le président sortant entend poursuivre son action à la tête de l’instance, à un mois d’une élection prévue le 18 avril.

C’est une annonce qui a surpris jusque dans les cercles les mieux informés du football gabonais. Mercredi, Pierre-Alain Mounguengui (PAM), figure centrale et controversée du ballon rond national, a officiellement fait acte de candidature devant la Commission électorale de la Fegafoot. 

Selon des sources concordantes, dont le média spécialisé Clubsportplus, le président sortant a choisi de repartir en campagne, déterminé à poursuivre ce qu’il présente comme un chantier inachevé de réforme et de relance du football gabonais. « Le président sortant vient de faire acte de candidature auprès de la Commission électorale chargée de veiller au bon déroulement du processus électoral jusqu’à l’élection du 18 avril 2026 », a confirmé notre confrère.

Dans les faits, cette entrée en lice reconfigure le rapport de force. Elle introduit une variable de poids dans une élection que certains espéraient ouverte, voire marquée par une alternance.

À la tête de la Fegafoot depuis 2014, Pierre-Alain Mounguengui a traversé plusieurs cycles : qualifications continentales, crises internes, tensions avec les acteurs du football local et épisodes de gouvernance contestée, et incarcération pour complicité passive dans le cadre du scandale sur la pédocriminalité.

Plusieurs observateurs et acteurs du football gabonais plaident désormais pour un renouvellement en profondeur des instances dirigeantes. « On ne peut pas parler de relance sans repenser la gouvernance. Le football gabonais a besoin d’un nouveau souffle », estime un ancien dirigeant de club, sous couvert d’anonymat.

Au-delà de la procédure électorale, la candidature de Mounguengui pose la question de la légitimité politique et morale dans un environnement marqué par la défiance. Ces dernières années, la Fegafoot a été secouée par des critiques récurrentes : gestion financière, organisation des compétitions, relations avec les joueurs et encadrements techniques. Autant de sujets qui devraient s’inviter au cœur de la campagne.