Nommé en qualité de conseiller chargé de la Coopération multilatérale, auprès de l’ambassade de la République Gabonaise en Italie, le 7 juin dernier au cours du dernier Conseil des ministres en date, Ghislain Moussavou est depuis quelques heures victime d’une coïncidence de patronyme. Il a été cité par certains médias comme étant le Directeur général des Forêts, écroué à la prison centrale de Libreville pour corruption.
Le nouveau conseiller chargé de la coopération multilatérale était précédemment cadre du ministère de l’Agriculture au Gabon. Actuellement à Mouila, dans la province de la Ngounié, il gère jusqu’à sa prise de fonction prochaine, le Fonds international de développement Agricole (FIDA) dont le Gabon bénéficie.
Contrairement aux articles de presse parus la veille, il n’a rien avoir avec le scandale de corruption pour lequel est poursuivi une personne répondant à la même identité, qui elle a été placé sous mandat de dépôt le 24 mai dernier. Accusé d’avoir « facilité la signature d’une autorisation d’exploiter, au bénéfice d’une entreprise dénommée Pengxin Sarl, en contrepartie de trois véhicules et d’une forte somme d’argent. »
Un délit dont il devra pénalement répondre devant les autorités compétentes en la matière. Pour rappel, les plus hautes autorités gabonaises, en tête desquelles le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, sont depuis plusieurs années lancées dans une dynamique d’assainissement des services publics par la lutte contre la corruption. Plusieurs opérations anti corruption ont été lancées, et ont conduit aux arrestations de plusieurs hauts cadres de l’administration publique. Face aux actes déviants commis par les dépositaires de l’autorité de l’État, « la main de la justice ne tremblera pas » indiquait le numéro un Gabon. L’ancien directeur général des forêts en est la parfaite illustration.








