De 2016 à 2019, la direction générale des affaires sociales a reçu 145 dossiers de demandes d’adoption. Les procédures sont longues et les documents à fournir sont nombreux.
L’adoptant doit au préalable constituer un dossier qu’il déposera au service social de la protection de la jeunesse, afin que des agents puissent mener des enquêtes. Si ce service n’a rien à redire, ‘’un placement en vue d’adoption’’, est effectué par la direction générale après une ordonnance portant autorisation d’adoption plénière délivrée par le tribunal. Le futur enfant adopté doit pour sa part avoir été placé dans un centre d’accueil ou chez un particulier durant 3 mois au minimum, au préalable. Cette période de 3 mois permet de s’assurer qu’aucune famille ne le revendique.
Le placement en vue d’adoption dure 1 an, durant cette période dite de ‘’convivialité’’, l’adoptant cherche à connaitre et à s’habituer à l’enfant. Le service social fait des visites régulièrement pour voir si tout se passe bien entre les deux durant cette année. Après cette étape, l’adoptant reçoit un jugement d’adoption. L’enfant, qui détenait jusque-là un acte de naissance provisoire (sans le nom du père et de la mère), se voit octroyer un autre acte de naissance avec la nouvelle filiation.
Il faut noter qu’une femme ayant introduit une demande d’adoption sera privilégiée par rapport à un homme. De même qu’un couple a plus de chances d’adopter un enfant qu’un célibataire. Et si deux couples se présentent, le couple le plus jeune a plus de chances d’adopter un enfant, en raison de l’espérance de vie.
Depuis 2016, la direction générale des affaires sociales a reçu 145 dossiers de demandes d’adoption. 25 jugements d’adoption ont été pris par le tribunal. 37 enfants ont été placés en famille en vue d’une adoption pour une période de convivialité d’une année.
Maxime OWONO







