SOCIETE :VENTE DE CANNABIS : LES ADOLESCENTS DANS LA DANSE

Une récente perquisition effectuée il y a quelques jours par des officiers de la police judiciaire (OPJ) a permis d’interpeller un adolescent avec 19 ballots de chanvre indien. Si ses interpellations très souvent relayées dans la presse locale sont monnaie courante, le fait inédit, c’est qu’il s’agit d’un adolescent. Occasion d’interpeller la tutelle et les parents avant que le phénomène ne prenne de l’ampleur.

Les jeunes truands du Gabon ont élevé le niveau serions-nous tentés de dire. Après les vols à l’arraché de téléphones, voilà que les bambins s’attaquent à un secteur qui a été très souvent réservé à des ‘’caïds’’. La vente de drogue. « Nos jeunes petits frères n’ont plus peur du danger. Ils vont jusqu’à ventre des drogues fortes. Hier s’était arracher les téléphones des clients des transports en commun, aujourd’hui c’est la vente de drogue, demain que ce qu’ils vont encore faire ? », s’est interrogé ce matin une maman lisant l’article relatif au fait divers de l’adolescent dealer.

Si ces actes contraires à la loi prennent de l’ampleur à Libreville, c’est parce que en longueur de journée, les radios et télévisions diffusent des programmes et chansons incitant à des actions sanctionnables par la justice. « Les jeunes écoutent en longueur de journée des musiques qui incitent à la consommation et à la vente de drogue. Quand mes petits frères regardent la chaine OKLM, c’est pour voir des artistes qui sont toujours en train de fumer, ou de brandir des armes. Même nos frères gabonais dans la musique n’arrivent plus à conscientiser la jeunesse sur des thématiques sérieuses, ils sont plus dans la violence et les drogues. La preuve, sur cinq musiques appréciées par des jeunes, une fera toujours l’apologie d’une drogue, telles que le chanvre ou le kobolo », pense Fred, ainé d’une famille de cinq enfants.

Notons que ce fait divers peut aussi révéler une autre réalité, notamment celle du manque d’engagement, par les jeunes, de vouloir embrasser les petits métiers pour se faire de l’argent de poche. S’ils savaient qu’Il n’y a pas de sots métiers, qu’il n’y a que de sottes gens, beaucoup ne sauraient jamais passer par la case prison, et auraient eu un meilleur avenir.

Maxime OWONO

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