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Ogooué : un navire abandonné déclaré épave à Lambaréné, l’État en reprend la main

Embarcations amarrées le long des berges du fleuve Ogooué à Lambaréné

Crédit photo : DR / AGP

Les autorités maritimes du Moyen-Ogooué passent à l’action pour sécuriser le fleuve. Dans un communiqué rendu public le samedi 31 octobre 2026, la directrice des Affaires maritimes et fluviales du Moyen-Ogooué (DAMFMO), Valérie Gnomba, a déclaré épave une embarcation abandonnée sur l’Ogooué, dans la zone dite Saint-François-Xavier, à Lambaréné, rapporte l’AGP.

Le propriétaire déchu de ses droits

Selon l’Agence gabonaise de presse, la procédure a été conduite dans les règles. Un procès-verbal de constat d’abandon avait d’abord été dressé, puis une mise en demeure publiée, laissant au propriétaire environ deux semaines pour enlever son embarcation. Faute de toute démarche de renflouement, de déplacement, de sécurisation ou même de revendication dans ce délai, l’administration a prononcé la « déchéance de plein droit du droit de propriété ».

Le bâtiment perd ainsi son statut de navire et est désormais requalifié en « épave abandonnée », en application des textes relatifs à la sécurité de la navigation maritime et en eaux intérieures. La décision a été portée à la connaissance du public par voie radiophonique sur les ondes locales et par affichage officiel à Lambaréné.

L’État peut désormais évacuer l’épave

La propriété de l’épave est transférée à l’État gabonais, qui peut décider de la faire évacuer, démanteler ou aliéner. Le propriétaire ou ses ayants droit, s’ils venaient à se manifester, restent toutefois redevables des frais de renflouement et de traitement engagés.

Un fleuve plus sûr et mieux protégé

Cette mesure répond à un double enjeu. Sur le plan de la sécurité, les carcasses abandonnées constituent un danger pour les embarcations qui empruntent quotidiennement l’Ogooué, principal axe de transport fluvial du pays. Sur le plan environnemental, elles représentent un risque de pollution des eaux. En faisant appliquer la réglementation, l’administration des Affaires maritimes envoie un message clair aux armateurs : le fleuve n’est pas un cimetière de bateaux.

Crédit photo : DR / AGP

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