LA TUBERCULOSE : UNE MALADIE PLUS MEURTRIÈRE QUE LE VIH/SIDA

Patients with HIV and tuberculosis (TB) wear masks while awaiting consultation at a clinic in Cape Town's Khayelitsha township, February 23, 2010. In South Africa, 5.5 million people live with HIV/AIDS ? more than in any other country - while 33 million people live with the disease worldwide. In Khayelitsha there is a saying, ?Living with HIV, dying from TB?. The weakened immune system leaves those infected vulnerable to infectious diseases like TB, which spreads easily in Khayelitsha?s poor living conditions and dense population. The TB incidence there is among the highest in the world. REUTERS/Finbarr O'Reilly (SOUTH AFRICA - Tags: HEALTH SOCIETY) - GM1E62O05RC01

Le rapport mondial publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur la tuberculose, révèle une hausse de la morbidité de l’ordre de 72% en Afrique. Elle tue plus que le SIDA.

5 951 cas de tuberculose pharmaco-sensible, dont 2 525 cas de tuberculose bactériologique confirmés. 3 160 cas de tuberculose clinique, 5 188 de cas de tuberculose pulmonaire, dont 497 extrapulmonaires. Ce sont les chiffres de la tuberculose au Gabon en 2018.

«Il est extrêmement préoccupant que le Rapport 2019 de l’OMS sur la lutte contre la tuberculose dans le monde confirme que cette maladie infectieuse reste la plus meurtrière, devant le VIH/sida, avec quelque 1,6 million de décès chaque année. Il est également clair que l’éradication de la tuberculose ne sera pas réalisable tant que les dirigeants nationaux ne passeront pas à la vitesse supérieure », a déclaré le Dr Paula Fujiwara, directrice scientifique de l’Union internationale contre la tuberculose et contre les maladies respiratoires(Union).

« Pourtant, les chefs d’État du monde entier se sont réunis l’année dernière à l’Assemblée générale des Nations Unies Et, pour la première fois, ils se sont engagés à l’unanimité à mettre fin à la tuberculose d’ici 2030, sur la base des objectifs de développement durable. Malgré les bonnes intentions exprimées, cet objectif ne restera qu’un vœu pieux, compte tenu de ces nouvelles données de l’OMS pour 2019. A moins d’un changement radical dans les méthodes employées pour y parvenir. Ce n’est pourtant pas si compliqué : la tuberculose est une maladie évitable que l’on sait traiter et guérir », a-t-elle poursuivi.

Au Gabon, pour lutter contre cette maladie, les pouvoirs publics ont créé en 1997, le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT). Depuis quelques mois, six pôles sont opérationnels pour diagnostiquer la tuberculose multirésistante, à l’hôpital spécialisé de Nkembo de Libreville, au laboratoire national de santé publique, à l’hôpital évangélique de Bongolo, au Centre de recherches médicales de Lambaréné (Cermel), et aux centres hospitaliers régionaux d’Oyem et de Franceville.


MAXIME OWONO

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