Le pari de la rencontre directe entre l’État, les opérateurs immobiliers et les populations est réussi. Les Journées portes ouvertes du logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, organisées du jeudi 29 au samedi 31 octobre à Libreville, ont accueilli plus de 4 000 visiteurs, selon le bilan dressé par le ministère de tutelle et relayé par l’AGP.
Une demande bien réelle
Au terme des trois jours, plus de 2 500 fiches d’identification des besoins ont été recueillies. Les attentes exprimées vont de la parcelle de 500 m² au logement achevé de type F3 ou F4. « Nous pouvons considérer aujourd’hui, en cette dernière journée, que nous avons rencontré un grand succès », s’est félicité Ismaël Makanga, conseiller technique du ministre en charge du Logement.
Cette affluence répond à une interrogation des professionnels du secteur. « Beaucoup de banques et de constructeurs se demandaient si les Gabonais voulaient réellement acquérir des biens », a-t-il relevé. Les fiches collectées doivent désormais permettre d’ajuster l’offre aux besoins réels des ménages.
Des chantiers suivis chaque semaine
« Des logements en construction, il y en a plusieurs centaines dans tout le pays », a rappelé Ismaël Makanga. Une partie de ces habitations doit être livrée d’ici douze mois, et des visites de terrain hebdomadaires sont prévues pour contrôler l’avancement des chantiers et le respect des délais. Des inaugurations sont annoncées dans les mois à venir.
La SNI élargit ses formules
En marge de l’événement, la directrice générale adjointe de la Société nationale immobilière (SNI), Stéphanie Ona Ondo, a détaillé auprès de l’AGP une offre diversifiée : vente de logements et de parcelles, accompagnement à l’autoconstruction adapté au budget de chaque particulier et solutions de financement. Le programme de 3 100 logements entre Bikélé et Essassa affiche des prix allant de 30 à 80 millions FCFA selon les biens, tandis que de nouvelles opérations de parcelles sont prévues à Angondjé et Akanda.
La SNI envisage aussi un écosystème associant promoteurs, banques et assureurs pour faciliter le financement et couvrir les risques. Elle met enfin en garde contre les escroqueries : selon sa responsable, les paiements ne doivent en aucun cas être effectués par Mobile Money.
