S’ils n’ont toujours pas obtenu gain de cause au sujet du paiement de leur 13e mois, les 8 responsables syndicaux de la SEEG arrêtés par les services du « B2 » ont été gratifiés d’une coupe de cheveux.
Selon Radio France Internationale (RFI), les responsables syndicaux avaient été convoqués à la direction des services de la contre-ingérence militaire après avoir indexé les autorités de Libreville dans une allocution vidéo.
Ils auraient été gardés près de 72 heures, leurs cheveux rasés et libérés. Si quelques acteurs de la société civile ont timidement condamné ces pratiques, tout Libreville semble ne pas avoir été ému par cette violation des droits humains au moment où le Gabon célèbre avec la communauté internationale les 75 ans de la Déclaration des droits de l’homme.
Un épisode passé sous silence par la clique des « défenseurs des droits de l’homme » de l’époque d’Ali Bongo Ondimba, profito-situationistes aujourd’hui des privilèges de leurs nouveaux statuts. Et comme on dit, « la bouche qui mange ne parle pas ».
À la SEEG, on fait l’expérience douloureuse de l’abandon d’une opinion publique qui se tenait, il y a encore quelques mois, aux côtés des syndicats pour exiger la démission d’un directeur général en raison de sa seule origine.
Quant au mot d’ordre de grève, il serait en passe d’être levé après ce tour chez les « coiffeurs » du B2 qui semblent avoir réussi la où la direction et le conseil d’administration de l’entreprise ont échoué, c’est-à-dire éviter la grève. »







