C’est par une déclaration du substitut du Procureur de la République que le parquet de Franceville a informé l’opinion publique de la confiscation de la somme d’un montant 1 180 000 000 FCFA retrouvé dans les bagages de l’ancien président de l’Assemblée nationale, alors qu’il revenait de la République du Congo.
Le substitut du Procureur a d’abord fait un rappel du contexte qui a entouré la fouille du véhicule de Guy Nzouba Ndama. Aux injonctions des douaniers qui lui demandait de dévoiler le contenu de ces valises, l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait opposé une fin de non-recevoir, arguant qu’il s’agissait des effets personnels de son épouse.
Une attitude qui a éveillé les soupçons des agents des douanes qui ont saisi les gendarmes en poste à Leconi, quelques kilomètres plus loin. Là aussi, énième refus de Guy Nzouba Ndama de soumettre son véhicule à une fouille, ce qui a contraint les gendarmes à le faire eux-mêmes, et d’y découvrir, valise après valise, plusieurs liasses de billets de banque d’une valeur totale d’un milliards cent quatre-vingt-dix millions de Francs CFA.
Devant l’incapacité de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Gabon, à justifier l’origine de ces fonds, ce dernier et sa suite ont été placés en garde à vue, l’argent confisqué, a été remis au Trésor Public, conformément à l’article 53 du règlement CEMAC 02/18/CEMAC/UMAC/CM du 21 décembre 2018, et à l’article 55 du même règlement qui rend obligatoire la déclaration en douane des valeurs et devises supérieurs à un million de francs CFA.
« Pour avoir refusé de déclarer les dits-fonds et pour n’avoir pas pu justifier leur provenance, un procès-verbale de détention irrégulière de fonds, infraction prévue par l’article 55 du règlement CEMAC 02/18/CEMAC/UMAC/CM du 21 décembre 2018, et réprimé par l’article 470 du Code des douanes, a été dument établie pas les services compétents de la douane et les dits fonds ont été confisqué » a déclaré le substitut du Procureur de la République.
Cette dernière a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur la base du « procès-verbal d’infraction ». Afin de faire la lumière sur « l’origine et l’usage prévue de ces fonds »
