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Carburants : le super à 735 FCFA et le gasoil à 705 FCFA dès ce 1er novembre, le gaz et le pétrole lampant épargnés

Medias241.com-GABON-Gabon: pour la Banque mondiale les subventions aux hydrocarbures ne profitent qu'aux plus riches

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Les prix des carburants à la pompe sont révisés à la hausse à compter de ce dimanche 1er novembre 2026 au Gabon. Selon la nouvelle structure des prix signée par le président de la Commission nationale des prix des produits pétroliers (CNPPP), Thibault Gaël Idoumi, le litre de super passe de 595 à 735 FCFA et celui du gasoil de 575 à 705 FCFA. Le pétrole lampant et le gaz butane, produits de première nécessité pour les ménages, restent à leur niveau actuel.

Ce qui change à la pompe

Dans le réseau des stations-service, le super enregistre une hausse de 140 FCFA par litre, soit environ 23,5 %, et le gasoil une augmentation de 130 FCFA, soit près de 22,6 %. Les prix hors réseau, appliqués aux industriels, sont fixés à 1 060 FCFA le litre pour l’essence, 1 310 FCFA pour le gasoil et 930 FCFA pour le pétrole industriel.

En revanche, le litre de pétrole lampant est maintenu à 450 FCFA et la bouteille de gaz butane de 12,5 kg reste à 4 950 FCFA. Ce bouclier social préserve les deux produits les plus utilisés au quotidien par les foyers, notamment pour la cuisson et l’éclairage.

La révision a été prise en application du décret n°00274/PR/MPH du 21 mai 2015, qui encadre la fixation des prix des produits pétroliers.

Un soutien aux prix devenu trop lourd pour l’État

Cette mesure intervient dans un contexte de forte pression sur les finances publiques. Selon le communiqué final du Conseil des ministres du 8 octobre 2026, le mécanisme de stabilisation des prix des produits pétroliers a coûté 30 milliards de FCFA à l’État pour le seul mois de septembre, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers. Avant la guerre en Ukraine, cette charge oscillait entre 7 et 9 milliards de FCFA par mois.

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait alors demandé au gouvernement d’examiner les possibilités d’allègement de cette dépense, avec l’objectif de redéployer les ressources vers des secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.

Rééquilibrer sans sacrifier les ménages

Selon Gabon Media Time, la révision vise à réajuster les mécanismes de soutien aux prix pétroliers face aux fluctuations des cours mondiaux du brut et aux contraintes budgétaires. En ciblant l’essence et le gasoil tout en gelant les prix du pétrole lampant et du gaz domestique, les autorités font le choix de protéger en priorité les produits essentiels du quotidien.

Le maintien de ce bouclier social traduit la volonté de l’exécutif de concilier la soutenabilité des finances publiques et la protection du pouvoir d’achat des familles les plus modestes.

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