Au lendemain d’une tournée consacrée aux voiries urbaines et aux infrastructures destinées à améliorer la mobilité, Brice Clotaire Oligui Nguema a poursuivi sa visite de terrain, hier à Libreville, avec un nouveau chapitre consacré à la santé. Le chef de l’État a inauguré trois structures médicales et remis des équipements au Centre hospitalier universitaire de Libreville, réaffirmant sa volonté de renforcer l’accès aux soins et les capacités du système sanitaire gabonais.
Visite de terrain, acte II. Après les routes et les aménagements urbains, place aux infrastructures sanitaires. Pour cette deuxième journée de déplacement, le président de la République s’est rendu successivement au Centre médical d’Akébé « Eugène Tsa-Tsa », au Laboratoire national de santé publique « Dr Vincent Ditsambou » et à l’Hôpital d’arrondissement de la Peyrie « Dr Paulin Obame Nguema ».
À chacune de ces étapes, le chef de l’État a échangé avec les personnels médicaux et paramédicaux, mais également avec les populations venues à sa rencontre. Une proximité qui a rythmé une journée marquée par plusieurs bains de foule et par un message récurrent : l’amélioration des infrastructures doit aller de pair avec une prise en charge plus humaine des patients.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la modernisation de l’offre de soins ne se limite en effet pas à la construction ou à la rénovation des établissements. Elle implique également un changement dans la relation entre les professionnels de santé et les patients. Le président a ainsi rappelé aux personnels médicaux la nécessité de traiter chaque malade avec respect, écoute et bienveillance.
À Akébé, l’inauguration du centre médical qui porte désormais le nom d’« Eugène Tsa-Tsa » a donné le ton. Pour la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, cette nouvelle structure traduit concrètement la priorité accordée au secteur sanitaire par les autorités. Elle estime que l’établissement doit contribuer à transformer durablement l’accès aux soins dans ce quartier stratégique de Libreville.
Au-delà du bâtiment, l’enjeu est celui de l’égalité territoriale. En rapprochant les services de santé des populations, cette infrastructure entend réduire les difficultés d’accès aux soins et renforcer la prise en charge de proximité, particulièrement dans une capitale où la pression sur les établissements sanitaires demeure importante.
À la Peyrie, l’inauguration de l’hôpital d’arrondissement a pris une dimension particulière. L’établissement porte désormais le nom du Dr Paulin Obame Nguema, figure présentée comme un illustre ambassadeur de la médecine au Gabon. Un hommage auquel le chef de l’État a tenu personnellement, en saluant la mémoire d’un homme ayant consacré sa carrière au service de ses concitoyens.
Pour la famille du défunt, cet acte dépasse la simple dénomination administrative. « Notre père a œuvré ici avec dévouement au service des autres. Aujourd’hui, voir son nom, c’est une immense fierté », a témoigné l’un de ses fils. Une reconnaissance qui inscrit ainsi la mémoire des professionnels ayant contribué à l’histoire du système de santé dans les infrastructures appelées à servir les générations futures.
La séquence s’est également poursuivie au Centre hospitalier universitaire de Libreville. Le chef de l’État y a procédé à la remise d’un important lot d’équipements médicaux et paramédicaux dans le cadre d’un programme destiné à renforcer les capacités de l’établissement.
Pour le directeur général du CHUL, Pr Steeve Minto’o Rogombe, cette dotation illustre une approche fondée sur des réalisations concrètes. L’équipement reçu doit permettre d’améliorer les conditions de travail des équipes et, à terme, la qualité de la prise en charge des patients.
Dernière étape de cette journée sanitaire : le Laboratoire national de santé publique « Dr Vincent Ditsambou ». À travers cette structure, les autorités entendent disposer d’un outil de référence dans le domaine de la santé publique au Gabon, notamment pour renforcer les capacités nationales en matière d’analyses, de diagnostic et de surveillance sanitaire.
Cette deuxième journée de terrain dessine ainsi une même ligne directrice : rapprocher les infrastructures essentielles des citoyens tout en renforçant les moyens des professionnels chargés de les faire fonctionner. Après les voiries et les équipements urbains, le président de la République a placé la santé au cœur de son agenda de proximité.
Le périple présidentiel se poursuit ce jour avec une nouvelle séquence consacrée, cette fois, aux infrastructures dédiées au secteur de la défense.
